“Mon péché mignon”

Un jour,  je naviguais sur mon Android pour trouver des amis et discuter un moment,  je ne savais pas que j’allais rencontrer une personne formidable et dynamique. A peine regarder le profil,  je suis déjà amoureuse de ce que j’avais vu,  je voulais le rencontrer à tout prix et prendre un verre avec lui. Le seul hic, on était que deux inconnus… J’avais peur de lui dire à quel point il m’attirait et ses messages sur les réseaux sociaux me faisaient rougir à chaque fois que mon téléphone se mettait à vibrer.

Je passais mon temps à admirer ses photos,  à liker,  à laisser parfois un commentaire. Je le voulais dans ma vie mais, j’évitais qu’il me prenne pour une harceleuse en l’écrivant trop souvent. J’étais totalement en admiration devant une beauté assez rare. Cet inconnu avait tout pour combler une femme telle que moi. Charmant,  dynamique,  cool,  gentille,  respectueux, intelligent,  passionné,  affectueux, généreux et plein de bonté… C’était ma personne idéale. Je le rêvais à chaque fois que je ferme les yeux, il m’obsédait.

Il m’a déstabilisée, il m’a rendu accro des réseaux sociaux. Je voulais lui dire à quel point je l’aimais et combien il était important pour moi. On n’a jamais parlé par messagerie,  je le vois que sur les réseaux sociaux,  mais il m’attirait plus que tout… S’il postait une photo,  j’étais la première à liker. S’il parlait de quelque chose sur son mur,  j’étais première à donner mon opinion. Il m’avait ensorcelé, il faisait un effet magique sur moi. Je voulais qu’il me touche, qu’il m’embrasse et m’attire dans son lit douillet. Je fantasmais!

Un jour,  j’étais allée quelque part pour me détendre et passer du bon temps dans un resto de la ville. J’étais assise au fond de la pièce pour avoir une vue d’ensemble sur les personnes qui rentraient et sortaient. Je buvais ma deuxième bière en regardant la télé qui passait un film que j’aimais bien “So Close”. J’étais distraite sur l’action où Sue allait tuer ses employeurs,  je dégustais avec mes yeux cette partie du film lorsque quelqu’un m’a touché le dos. “Bonsoir, je suis Dr S.B,  je te regardais depuis un long moment tu ressembles à quelqu’un que je connais”…  J’ai pris quelques secondes pour me retourner et là,  j’ai vu un ange. Oui, il était à côté de moi,  son verre de téquila à la main,  il me souriait. 

Mes mains sont devenues moites d’un seul coup, la personne que j’admirais,  que je voulais rencontrer était là tout près de moi. Au lieu de lui dire mon nom,  je lui ai marmonné ” t’es réel ou je rêves”,  il continue de sourire et m’a dit “non,  je suis là avec toi, dis moi, on se connait pas vrai?”… Je voulais répondre mais ma bouche refuse de prononcer un seul mot, c’était bizarre. Mon esprit murmurait les mots et moi je n’arrive même pas en placer un.  Puis il m’a tappé le dos et m’a fait signe qu’il est assis là-bas et que je pourrais venir lui parler. 

J’étais hypnotisée par sa beauté,  son charme,  son sourire,  ses lèvres si pulpeuses, l’architecture de son corps qui apparait à travers ses vêtements. Il était plus beau en vrai que sur les photos. C’était réellement un ange. De toute ma vie, je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme lui, un docteur aussi beau. Je ne cesse de jeter un coup d’oeil à l’endroit où il était assis,  c’était comme un aimant qui m’attirait. Oh mon Dieu,  je n’arrivais pas à y croire,  il était dans la même pièce que moi et je n’arrive pas à lui exprimer tout ce que je voulais qu’il me fasse.

Quelques minutes se sont écoulées… On était toujours là dans ce resto. Lui avec ses 2 amis et moi assise toute seule, oubliant même mon prénom. J’étais comme un enfant devant un gros gâteau au chocolat qui léchait ses lèvres en attendant impatiemment un morceau mais qui n’arrête pas de le fixer. Euh oui,  c’était moi l’enfant et lui le gâteau au chocolat que je voulais à tout prix déguster. Il se levait et se rapprochait encore une fois tout près de ma table, ”  Je ne veux pas te déranger une nouvelle fois, mais j’aimerais savoir ton nom”… Difficile à répondre,  je redevenais un bébé de 3 mois. ” a a a a a a,  e e e e e” les mots ne veulent pas sortir et mon esprit continue de penser les mots que je devait prononcer.

Comme je payais par carte de crédit, il l’a attrapé et a regardé le nom inscrit et m’a demandé “c’est ton nom,  n’est ce pas”,  je secouais la tête pour lui dire oui. J’avais peur qu’il me prenait pour un imbécile ou une muette. Je voulais me lever pour aller aux toilettes,  je suis figée sur place. Cette personne que je voulais rencontrer et lui dire l’effet qu’elle me faisait,  je ne pourrais rien lui dire alors qu’il était face à moi. Qu’est ce qui m’arrive? Pourquoi il m’hypnotise à ce point? Oh oui,  il est mignon et quand il sourit mon coeur pleure de joie et sa voix est tellement suave que je voulais qu’il me parle tous les jours sans s’arrêter.

Je ne pouvais pas avouer à ce péché  mignon qu’il fait battre mon coeur et que je voudrais lui avoir même pour une nuit dans mon lit,  les mots refusent de sortir. Je voulais tellement lui toucher, caresser ses joues, sa bouche mais je ne pouvais rien lui dire,  j’avais complètement perdu ma langue ce jour-là. En partant,  il m’a laissé sa carte sur la table et m’a embrassé sur le front,  mon corps a frisonné lorsqu’il s’approchait de moi,  l’odeur de son parfum est si doux,  j’ai ressenti la douceur de ses lèvres comme une soie effleurant mon front. Waw,  je ne savais pas qu’une personne pourrait avoir autant de pouvoir sur moi. Je l’ai regardé sans aller sans rien dire et au moment où je pouvais lui faire un signe d’au revoir, il avait déjà disparu dans le noir de la nuit. 

J’ai passé plusieurs semaines avant de l’appeler jusqu’au jour où il m’a répondu dans un commentaire sur sa page et depuis ce jour, nous sommes devenus de bons amis… Je lui ai tout avoué et on a beaucoup rit, il est aujourd’hui l’ami le plus cher que j’ai jamais eu et moi, sa fidèle conseillère. Je ne savais pas que je pourrais autant fantasmer sur quelqu’un et même en perdre la parole devant lui, c’était extraordinaire de ressentir autant d’émotions me traverser d’un seul coup sans savoir quoi faire. Un jour je veux de nouveau ressentir ces émotions qui m’ont paralysé pour mon autre moitié. Combien d’entre vous avez déjà été à ma place? Combien d’entre vous qui brûlez d’amour pour une amie ou un ami ? C’est le moment de tout lui dire et libérer votre coeur, la vie est trop courte. Il faut la vivre à fond.

Par Esther V. (Bibi toutan)

“Le mariage est-ce une réussite?”

J’ai toujours pensé que réussir dans la vie c’est se marier,  fonder une famille et s’occuper des enfants. Mais,  un jour quelqu’un m’a pris la main et m’a chuchoté à l’oreille en me disant que réussir dans sa vie c’est d’être heureux… Oui,  c’est le plus important. Tu peux te marier,  fonder une famille et tu ne te sens jamais heureux,  la meilleure chose c’est de  chercher le bonheur soi-même. Et depuis ce jour où il m’a inculqué cette notion,  je regarde la vie d’un autre oeil. Pour moi, le mariage est une cérémonie au cours de laquelle deux personnes s’unissent devant un représentant de Dieu ou d’Etat. 

La question la plus posée par plus d’un c’est “Quand est ce que tu te marieras et avoir des enfants? Mais personne n’a jamais demandé si on est heureux, si on se sent confortable dans cette vie de merde. Pourquoi devrais-je me marier pour être accepté comme quelqu’un ayant réussi? C’est quoi le but? Je respecte le mariage et je présente mes félicitations à tous ceux qui y sont parvenus. Moi,  je recherche d’abord le bonheur ensuite je penserai à autre chose. Mais, on doit changer notre façon de voir le mariage, dans certaines sociétés, si tu n’es pas marié même si tu as tout réussi du point de vue professionnelle,  t’as échoué dans la vie.

Vivre à deux n’est pas anodin,  c’est une autre facette de l’amour. Passer tous ses jours avec son autre moitié,  c’est une grande bataille car c’est à ce moment qu’on va apprendre beaucoup plus sur le comportement de l’autre,  sur ses pires défauts enfouis. Avoir une relation,  c’est merveilleux,  on se sent aimé,  on partage certains moments,  on fait des câlins,  du sexe sans arrêt,  il n’y a pas de bill, ni des décisions à prendre sur le vif… Tout le monde est à son aise. Le mariage c’est tout partager,  quand je dis tout c’est bien tout.

S’il n’y a pas de confiance entre les mariés,  une complicité mutuelle,  un amour inébranlable,  c’est déjà voué à l’échec. Vous allez dire que je ne me suis pas mariée comment je pourrai savoir autant de choses. Et bien mes amis, j’ai vu et j’ai assisté à plusieurs effondrements de mariage. Des personnes qui ont déclaré qu’elles resteront jusqu’à la mort et au moindre problème ont pris la fuite.  Il faut être sûre de ce qu’on ressent vraiment avant de se lancer la tête première dans un trou noir. 

On vit dans un monde qui se méfie du ressenti, encore et toujours on nous rappelle que les sentiments ne sont pas aussi importants que la raison. Que les sentiments sont un truc infantile, irresponsable, dangereux, on nous apprend à les ignorer, à les contrôler ou à les nier. On a du mal à comprendre ce qu’ils sont, d’où ils viennent ou comment ils arrivent à  nous définir mieux qu’on ne nous défini nous même. Je sais que les sentiments sont importants, quelques fois ils sont discrets. Si on a de la chance, on se découvre un sentiment qui va tout changer. 

Lors d’un mariage j’ai entendu une femme déclaré ce voeu: “Vivre un beau moment à en mourir… Ce sont ces mots qui décrivent le mieux chaque minute de chaque jour. C’est pourquoi je me tiens devant nos familles,  nos amis mais avant toute chose devant toi pour faire voeu de m’engager à être pour toute ma vie ta fidèle partenaire”. Elle a dit qu’elle s’engage pour toute la vie. C’est ce que j’ai entendu et plus de 100 personnes ont assisté à ce mariage. Comment déclarer ces doux mots à quelqu’un avec qui on va seulement passer 2 mois,  1 année… Comment oser regarder l’autre dans les yeux pour lui avouer tout ça et ensuite lui briser le coeur sans aucun regret.

Je n’aime pas les mariages et on me demande toujours la raison… C’est simple,  je déteste les hypocrites. Tu fais des voeux à en faire pleurer les autres le jour de ton mariage et quelques jours après,  tu trompes ta femme,  ton mari et tu oses me parler de bonheur,  de réussite. Tu es vraiment comblé par ce faux succès. N’imites pas les autres juste pour montrer à la société que tu peux te marier et avoir une famille,  je te le dis sincèrement le mariage n’est pas une réussite c’est un compromis entre deux personnes qui s’aiment réellement qui décident de vivre ensemble en bénissant deux bagues et en déclarant devant un prêtre,  un pasteur qu’ils sont prêts à s’entraider mutuellement, de s’aimer jusqu’à la fin et à vivre d’une autre façon leur amour.

Tout le monde n’est pas fait pour vivre dans le bonheur du mariage,  crois moi. Tu pourrais voir deux personnes passer plus de 40 ans de vie commune et d’autres moins de deux mois. On n’a pas la même chance ou peut-être on ne choisit pas la bonne personne. Si t’es amoureuse d’une femme et tu épouses un homme ( vice-versa) comment pourrais-tu être heureuse (heureux)? Réponds moi. Si t’es amoureux de ta meilleure amie mais tu épouses quand même ta copine juste parce que vous avez eu 5 ans de relation, comment le mariage pourrait-il tenir deux mois? Il faut être sincère et faire le bon choix. Ne montres pas aux autres ce qu’ils veulent voir,  sois toi-même et fais ce qui est mieux pour toi et non pour ta famille ni pour tes amis. 

Je veux me marier,  avoir une famille,  tout ça c’est un rêve… Est ce que je dois le concrétiser ou pas,  c’est à moi de prendre cette décision et non à ma soeur,  mon frère,  ma mère ou des membres de ma famille. Personne n’a le droit de me dicter ma conduite ni influencer mes décisions,  c’est à moi de choisir comment vivre ma vie. Si je me sens bien seule,  alors je resterai seule. Ce n’est pas parce que soeurs et frère sont mariés que je dois suivre leur exemple. Oui,  tes camarades de classe sont mariés et ont des enfants et toi,  non. Je te dis aujourd’hui,  il n’y a aucune honte,  à chacun sa vie. Sois toujours fier(re) de ce que tu deviens et accomplis dans la vie. De meilleure chose arrive à ceux qui savent attendre! 

Par Esther V (Bibi toutan)

” Papa: un mot fort pour d’autres mais qui ne veut rien dire pour moi”

Je n’ai jamais compris ce que veut dire le mot “papa”. Je sais que j’avais toujours eu un homme dans ma vie depuis l’enfance que j’appelle papa mais, ce mot ne signifie rien pour moi. Qui peut me juger sans connaitre ma vraie histoire,  qui peut me pointer du doigt sans connaitre mes souffrances? On me conseille toujours de pardonner et d’oublier mes pires moments vécus mais aucune personne ne connait la profondeur de mes peines. J’aimerais bien pardonner un homme qui m’a privé de l’amour parternel, de sa présence et m’a enlevé l’amour que j’ai eu pour lui depuis mon enfance. Pour moi, la fête des pères n’existe pas.

Je ne parlais jamais de ma famille et pourtant je souffrais énormément de l’absence de mon père… Il était là mais ne prenait jamais soin de nous, veiller sur nous ni même nous prendre un jour dans ses bras pour nous dire qu’il nous aimait. Quelle image je possède réellement de l’homme qui a fait don de son sperme à ma mère? Vous allez dire que je suis cruelle d’avoir utiliser ces mots,  et bien oui,  je suis cruelle et même pire encore. Ce que j’ai vécu a été difficile, grâce à mes souffrances j’ai eu autant de maitrise dans la vie… C’est au contraire cette absence émotionnelle qui a motivé ma hargne et ma combativité à partager l’amour.

Comment honorer un homme qui m’a fait tant de mal,  tant de peines dans ma triste existence. Comment penser une seconde à cette personne qui m’a autant brisé le coeur que des inconnus. Je voulais lui parler après chaque journée d’école,  qu’il me prenne dans ses bras et me rassure mais il n’était jamais à la maison… J’ai passé des jours à l’attendre sur le perron de la maison pour lui parler de mes craintes,  pour lui demander conseils,  croyez moi,  il ne rentrait quotidiennement qu’après minuit et partait tôt le lendemain. J’ai toujours voulu l’amour parternel mais je n’ai rien obtenu. Son absence a été l’une des pierres sur laquelle j’ai bâti ma personnalité.

Pour avoir une présence parternelle dans ma vie,  je me rendais souvent chez quelqu’un pour admirer son mari qui prenait soin de ses enfants, il travaillait dur pour les élever,  les gâter et veiller constamment sur eux. Moi,  je n’ai jamais eu droit à un père présent ni même à un père tout court. Si on demande à cet homme en quelle année nous avions eu nos baccalauréats et terminé nos études,  il restera muet… S’il n’était pas mort,  ses enfants devriont lui honorer pour tout ce qu’il a fait pour eux. Il n’était pas comme le mien ni un savant mais, il prenait ses responsabilités et faisait en sorte que sa famille aille mieux. J’étais toujours là lorsqu’il rentrait chez lui pour passer du temps avec ses gosses,  partageant des moments de fou rire avec nous. Il était un père, un ami et un grand homme par dessus tout. C’est par lui et d’autres hommes que j’ai appris ce qu’était un père réellement.

J’ai beaucoup souffert de l’absence de mon père… Il oubliait à l’époque que nous existions vraiment,  il voyageait,  prendre du bon temps avec d’autres gens,  gaspillait son argent et avec nous,  il n’a jamais prit ses responsabilités. A chaque fois que mes camarades parlent de leur père,  mon coeur saigne. Je voulais avoir un héros mais j’en avais qu’une héroïne,  oui ma mère, elle a pris soin de nous sans se plaindre,  affronter tous les obstacles du quotidien pour faire de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Gloire à la reine!

Ce manque aigu continue de me ravager,  une partie en moi n’est jamais comblée… Cette blessure affective et émotionnelle était difficile à gérer mais j’arrive à me construire et à mettre de côté cette absence douloureuse. On parle souvent différentes formes d’abandons,  mais pour moi mon père nous a laissé émotionnellement et physiquement en laissant seule ma mère subvenir à notre éducation et à nos besoins. Elle a fait de son mieux pour nous aider à en arriver là où nous sommes, c’est notre magicienne.

Je n’ai jamais pu montrer mes émotions aux gens,  même si je souffre personne ne saura rien… Je me referme,  je ris et tout le monde croit que tout va bien dans ma vie. Je ne sais pas pourquoi je suis très solitaire mais depuis toute petite,  je jouais toujours seule dans ma chambre,  je me sentais confortable avec mes jouets sans personne pour me contrarier. J’ai gardé les mêmes principes en grandissant et ma solitude se consolide… Mon frère et soeurs lui ont pardonné et veillent sur lui,  moi j’essaie et je n’arrive pas à passer à autre chose. Ma rancune me fait défaut. 

C’est mon père, j’en suis pas trop sûre… Pas fière d’avoir porté son nom,  je veux changer de nom et passer à autre chose une bonne fois pour toute. L’effacer de ma vie pour pouvoir avancer. Cette partie de ma vie,  mes souvenirs du passé me hantent constamment. Je suis désolée frère et soeurs,  cousins et cousines mais je dois penser à moi-même aujourd’hui et fermer définitivement cette partie de ma vie. Vous ne m’avez jamais posé la question,  mais je vais mal et si je me referme trop,  il y a des gens bien que je vais perdre dans ma vie. Je peux lui pardonner un jour, mais, il ne fera jamais partie intégrante de ma vie 

Par Esther V. (Bibi toutan)

“Peur d’aimer”

Je n’ai jamais eu peur de toute ma vie,  j’ai traversé des obstacles difficiles, rien ne m’avait ébranlé jusqu’au jour où quelqu’un m’a brisé le coeur,  tout a changé. J’ai constamment peur, oui ma peur s’intensifie chaque jour. Je ne savais pas qu’une chose merveilleuse pouvait être aussi douloureuse. A chaque fois que quelqu’un m’avoue ses sentiements, je me renferme… J’ai vraiment peur de souffrir une ènième fois.

Comment vivre heureux si j’ai constamment peur. Comment avoir confiance si on m’a toujours menti. Dis moi comment t’aimer si je ne peux plus me donner à 100%. Comment pourrais-je me libérer réellement du passé? Je veux essayer avec toi,  vivre la passion, passer du temps au téléphone, t’aimer jusqu’à en mourir mais je ne sais plus comment faire… J’aime les choses faciles mais depuis un certain temps, l’amour ça me fait peur.

J’aime bien te parler,  partager nos idées sur des choses fun, discuter des paroles d’une chanson, t’écouter te plaindre après une dure journée au boulot… Oui j’aimerais vraiment me lancer mais, j’ai peur de me livrer, de me mettre à nue devant toi… Ça peut te paraitre bizarre ou impossible mais je ne veux plus passer des nuits blanches à pleurer ou à essayer d’effacer quelqu’un de mes pensées en pleine nuit assise sur le sofa dans le salon. Je ne veux plus être blessée.

J’ai discuté de certains points avec G.A (une amie),  elle m’a conseillé de me lancer en essayant de surmonter cette peur et de laisser la place à l’amour. Elle m’a dit que je devrais tenter ma chance,  de m’ouvrir à nouveau en oubliant le passé. C’est une bonne idée mais, j’ai peur de perdre le contrôle,  peur d’être manipulée encore une fois. Cette peur me paralyse. Je suis trop brisée… S’il mettait possible de remonter le temps et de changer le cours des choses,  je le ferai sans hésiter.

Ces blocages inconscients entravent mes sentiments… Je rêve de passion,  de coup de foudre, mais en réalité je m’en méfie. Il y a deux choses que je redoute, la peur d’être blessé et celle de faire souffrir l’autre. Mes déceptions,  mes déboires de mes relations antérieures me poussent à m’abstenir de tomber à nouveau amoureuse afin d’éviter ces sentiments douloureux. C’est vrai, on m’a brisé le coeur mais j’ai aussi blessé des gens et je ne veux pas me lancer dans cette nouvelle relation et te causer la même douleur parce que je tiens trop à toi.

Tu m’as montré que t’es différent, que tu vois la vie d’une autre façon, tu m’as ouvert ton coeur sans hésitation et malgré tout,  je ne trouve rien à dire. A chaque fois que tu m’avoues tes sentiments, je me renferme. Tu cherches par tous les moyens à m’impressionner et moi je garde constamment le silence. Tu me consacres toute ton attention et moi je te fuis. Tu parles de moi à tes amis et moi, je me considère toujours comme célibataire. Tu fais en sorte que ton horaire de boulot soit flexible au mien c’est alors que je crée plus de distance entre nous.

Tu es patient, tu ne te décourages pas, tu gardes espoir car tu crois qu’un jour,  je t’ouvrirai mon coeur. Avant hier, tu m’as déclaré que” même si je te parle toujours comme un ami tant que je respire, tu t’accrocheras. Tant que j’existerai, t’auras jamais soif. Je veux museler mes pensées négatives et de les transformer en pensées positives. Je veux sauter à pieds joints dans cette relation qui pourrait être la plus belle histoire de toute ma vie, j’aimerais me donner à coeur joie, laisser des papillons me chatouiller le ventre, mais la peur me retient. Ne penses pas que je ne te veux pas dans ma vie, ne doutes pas de mes sentiments.

Ma peur m’empêche d’avancer, de m’offrir librement à toi… Oui,  comprends moi,  parce qu’avant toi,  j’ai eu mal, trop mal pour que mon insouciance me donne son aval. Tu es mon match parfait, ma série préférée que j’aime passionnément regarder,  tu es la personne que j’attendais depuis des années. Si je t’avais connu des mois avant je n’aurai pas erré aussi longtemps. Tu es ma console de jeux avec laquelle je veux passer ma journée à jouer. Je veux avoir un historique commun avec toi, vivre la vie que j’avais tant imaginé et pourtant je me cache derrière une épaisse carapace en laissant ma peur prendre le dessus.

Je veux me réveiller à tes côtés, vieillir ensemble et jouir chaque minute de notre relation. Chaque parcelle de mon corps te réclame,  tes messages mettent de nouveau le sourire sur mon visage, ta voix me fait vibrer… C’est ce que mon coeur désire le plus mais tous mes organes vitaux se sont liés ensemble pour le protéger. Ça fait longtemps que je sais que je t’aime et si ça se termine un jour ce sera avec un coeur en miettes que je devrai conjuguer. Je t’aime plus que je n’arrive à l’exprimer, je me sens bien avec toi. La seule vérité c’est que j’ai peur d’apprendre à survivre un jour sans toi dans ma vie.

L’amour c’est la plus belle chose au monde,  parce que personne ne sait d’où vient cette sensation qui nous rend tellement dingue et qui arrive même à nous couper le souffle. Aimer une femme ou un homme en lui offrant toute son attention, sa tendresse et son affection, rien je dis bien rien ne peut égaler ce fort sentiment… Mais lorsque cette même personne te brise le coeur, tout devient noir et amer. On m’a dit que bien souvent le plus difficile n’est pas de lâcher prise, mais plutôt de savoir repartir à zéro. David Bowles a écrit” Quand les blessures sont guéries par l’amour,  les cicatrices sont magnifiques”. Je veux bien tenter ma chance et laisser mon coeur t’aimer sans retenu.

Par Esther V. (Bibi toutan)

“Mon premier baiser / premier amour”

Depuis quelques jours, des images de mon premier baiser ne cesse de remplir mes pensées. A chaque souvenir,  je souris et je me projette à l’époque où ce p’tit moment intéressant et magique a eu lieu. Ce jour où mon coeur s’est emballé comme une bombe en réaction,  je me sentais aimée,  désirée et heureuse de ressentir pour la première fois de ma vie le goût de tes lèvres sur les miennes. Comment oublier cette journée, au pied des escaliers où tu m’as littéralement coupé le souffle. A cette époque là,  j’ai plongé dans l’océan de l’amour, tête première sans me poser de questions. C’est la toute première fois que je me suis livrée corps et âme, laissant devenir mon coeur insouciant et passionné.

Ce jour là, le temps était si sombre, le vent soufflait doucement, à peine que je franchissais le seuil de ma porte, tu étais là, assis sur ton vélo me fixant délicieusement… Tu venais me voir parce que je te manquais. Tu tenais à la main une petite lettre pour m’avouer à quel point tu m’aimais. Je t’ai pris par la main et nous sommes allés au bas des escaliers derrière cette porte en fer rouge, où pour la première fois de ma vie,  j’ai ressenti toutes les sensations, toutes les vibrations et la douceur de l’amour. T’as déposé délicatement tes lèvres sur les miennes et j’avais aperçu de petites étincelles de lumières autour de nous. C’était magique! Lorsque nous nous sommes embrassés tout en moi s’est transformé,  je ne savais pas qu’un baiser pourrait être aussi doux. 

Je ne pouvais pas me passer de toi, ni toi de moi… Nous fréquentions le même collège,  nous étions dans la même classe… Et à chaque fois qu’on se retrouvait comme si c’était la dernière car nous avions pris tout notre temps pour savourer chaque seconde passée ensemble. Est-ce aussi passionné d’aimer pour la première fois quelqu’un et de ressentir autant d’émotions? Et pourtant nous étions que deux adolescents mais ça ne nous a pas empêché de laisser nos coeurs décidés. Nous avions pu combler l’un l’autre sans aucun problème,  notre amour était pur,  sincère, intense et succulent. Et en lisant des extraits de texte j’ai vu ce que Camille Provencher a écrit ” quand on est jeune et qu’on rencontre notre premier amour, on ne protège pas notre coeur,  car on ne sait tout simplement pas comment s’y prendre. C’est normal,  on n’a aucune idée à quel point un mal d’amour peut s’avérer douloureux. Selon elle,  c’est aussi  ce qui rend les premiers amours ou baisers forts et uniques.

Des petits mots d’amour par ci,  par là. Des petites lettres déposées dans mon sac à dos,  des regards complices dans la salle de classe… Waw, j’étais sur un petit nuage puisque tu m’avais comblé. Malgré la difficulté de nous montrer en public ou d’avouer à nos camarades cet amour,  tu m’aimais davantage… Je me rappelle qu’on m’avait interdit de sortir un soir,  mais juste pour te voir même une minute je me suis enfuie et toi,  tu ne pouvais pas me recevoir car c’était trop tard pour que deux jeunes puissent se retrouver. Et derrière ta barrière,  nous avons pu se parler et se regarder par un petit trou juste quelques secondes et là tu m’as avoué pour la toute première fois que tu étais amoureux de moi… Je ne savais pas à l’époque pourquoi je ressentais des papillons dans mon ventre, personne ne m’a jamais fait ressentir ça et aujourd’hui je sais que c’était le véritable amour.

Ce qui m’a le plus marqué c’était le jour où je devais jouer un match de basket contre la classe de 3e,  j’avais oublié mon short de sport et tu m’as donné le tien en me poussant à me donner à fond afin de remporter ce match. T’étais mon fan numéro 1 à l’époque. Tu n’aimais pas le sport mais juste pour me soutenir et passer du temps avec moi,  t’avais fait tout ton possible pour être toujours présent à chaque match que ce soit interscolaire ou inter-classe. Je ne sais pas ce que serait cette relation aujourd’hui mais je sais une chose ces souvenirs je les garde profondément dans mon coeur puisque t’as été le premier avec qui je me sentais moi-même.

Je me souviens de cette nuit dans ta cour, derrière les fleurs, près du bassin d’eau où tu m’as carressé le cou en s’embrassant tendrement,  nous avons appris beaucoup de choses sur ce qu’on ressentait tout en laissant parler nos lèvres et nos corps… En écrivant ce dimanche 7 juin 2020 ces lignes, je ressentais cette petite main si douce me frôlait le cou, le visage et qui traversait ma poitrine. T’avais augmenté le battement de mon coeur,  tu m’as fait vivre. L’obscurité invitant aux câlins et condidences,  j’ai eu droit au plus merveilleux moment de toute ma vie d’adolescente. 

Quand j’avais des problèmes avec les autres camarades de classe,  tu me défendais toujours même si j’avais tort. Tu me voyais comme j’étais, tu m’encouragrais toujours à me dépasser… Malgré nos disputes,  t’as su me pardonner et m’offrir ton amour inconditionnel. Et à chaque fois qu’on était faché et que je ne pouvais pas t’accompagner à l’école,  je me cachais derrière un arbre au bord de la rue pour te regarder passer avec tes amis sur vos vélos… Je ne savais pas m’excuser mais toi, tu ravalais toujours ta fierté et me montrer ce qu’était le pardon. Pour te dire,  tu m’as appris à aimer passionnément et à faire confiance dans une relation amoureuse.

J’étais difficile, turbulente, taquinante et une emmerdeuse et pourtant ça ne t’as pas empêché de m’aimer. Nous étions le complément de l’autre,  l’amour existait réellement entre nous. Je ne sais pas comment une personne peut oublier son premier baiser car ce moment reste graver dans nos mémoires. Pendant que j’écris ces mots,  je ne cesse de revivre ces ptits doux moments passés,  je me transporte soudainement à cette année où nous avons encore que 13 ans. Devant mon écran, en tapant ces lignes,  je pleure de joie, mon coeur bat la chamade,  je revis. Je ne regrette rien même si c’était notre secret,  je ne demande qu’une chose de t’embrasser une nouvelle fois… Avec toi, j’ai aussi appris que le véritable amour c’est de laisser l’autre être ce qu’il est sans vouloir le changer. 

18 ans après,  nous avons grandi,  nous sommes des adultes maintenant,  toi,  t’as une famille et un enfant et moi, toujours à la recherche du bonheur… Je ne te tiens pas rigueur parce que nous avions eu beaucoup de conversations et je n’ai pas eu le cran de te demander de reprendre là où on était resté. Mais je veux que tu saches que je ne pourrai jamais t’oublier,  je me souviens toujours de cette sensation inconnue comme si c’était hier… Si je te dis pas que notre complicité me manque,  je suis une menteuse. Tu as été et tu resteras la première personne qui m’a fait ressentir des choses inimaginables dans ma vie. La semaine dernière au téléphone, tu m’as fait mal lorsque tu m’as dit que c’est du passé et que je dois aller de l’avant… Je sais,  mais laisses moi te demander si ce que nous avions vécu te laisse vraiment indifférent ? Je ne crois pas. Au fond de moi,  je sais que tu n’oublies pas nos heureux moments et si nous avions tenté de nouveau notre chance en tant qu’adultes, ce serait carrément différent et magique.

En juillet 2015, quand tu m’as fait part de tes déboires en amour,  j’étais sure de te retrouver et pourtant j’ai laissé passer ma chance,  saches une chose tu resteras mon premier amour avec qui j’ai eu mon tout premier baiser. Je sais que t’es mon autre moitié, c’est une évidence profondément ancrée en moi car je crois à une forme de destinée et surtout à l’amour véritable et sincère… Mes chers lecteurs, si vous avez perdu votre premier amour et il n’y a pas moyen de le réconquérir,  c’est le moment de donner cette chance à quelqu’un d’autre et de réapprendre à aimer aussi profondément et passionément. La vie peut vous surprendre!

Esther V (Bibi toutan)

“Ma différence c’est mon identité”

On a tendance à juger d’autres sans les connaitre,  à mettre des étiquettes à cause qu’on a peur des différences. Si quelqu’un ne te ressemble pas,  tu crois qu’il mérite pas ton respect ni ta confiance. Ce qu’on appelle différence,  d’autres l’appellent mode de vie. Pourquoi passer la plupart de son temps à pointer du doigt quelqu’un parce qu’il est différent de soi. Selon Lauriane Le Mer, une petite fille qui s’éloignait un peu trop du comportement des autres petites filles était rapidement taxée de “garçon manqué”. Parfois utilisée comme une insulte, cette dénomination traduisait surtout une certaine “incapacité”. A défaut d’être une brave petite fille, on devenait un échec donc. 

Pourquoi choisir de poser une étiquette sur une personne,  la traitant de tous les mots sans pour autant prendre un moment pour essayer de la connaitre. Tu juges le choix d’un autre,  tu l’humilies,  tu le méprises et tu penses être mieux qu’un blanc qui tue un noir. Alors toi,  t’es qui? Un saint? Non,  il n’y a pas de différence,  on est tous les mêmes. A chacun son choix,  c’est aussi difficile d’accepter le choix de vie, le style et les attitudes d’un autre. Pourquoi? 

Je sais que je ne suis pas comme tout le monde,  je vis différemment,  je pense d’une autre façon. J’ai appris à ne pas juger,  à ne pas critiquer et à garder une ouverture d’esprit sur des choses difficiles à comprendre. J’ai mon style et je m’en fous si quelqu’un doute de moi,  de mes choix. Avoir une pensée négative de moi,  ça ne m’atteint pas. Ce qui me fait triste et me mettre souvent en colère c’est quand même nos propres familles doutent de nous,  elles encouragent les autres à en faire de même.  Pourquoi ne pas m’accepter comme je suis,  qu’ai je fait de mal? C’est ma façon d’être et je ne changerai pour personne. 

Quelle différence y’a -t-il entre moi et toi? Oui,  il y en a beaucoup je peux dire. Nous n’avons rien en commun parce que chacune de nous voit la vie d’une façon différente. Il y a des erreurs que tu commettes pour avoir l’approbation des autres que moi je ne les ferai jamais. Tout comme il n’y a pas un seul type d’hommes,  il n’y a pas un seul type de femmes sur terre. Qu’on m’aime ou pas,  je m’en fiches. Je ne suis ni l’argent ni l’or,  tout le monde n’a pas à m’aimer. 

C’est pas parce que t’aimes la facilité et moi non. C’est pas parce que tu passes ton temps dans un studio de beauté pour mettre des extensions, des griffes,  du maquillage pour plaire à un gars et moi je préfère être naturelle qui ne fait pas de moi une femme. T’aimes les talons aiguilles et moi les baskets (tennis). T’aimes mettre des griffes comme Dracula et moi je préfère mes ongles courts . Rien ne nous diffère sauf t’aimes parler des autres derrière leur dos et moi je suis trop sincère. Je préfère passer mon weekend devant un match de foot et ma bière à la main plutôt d’aller faire trempette avec des amies, c’est ça qui te dérange à ce point. Je ne suis pas moins femme que toi, mais je sais tout simplement quand me poser et donner du repos à mon corps.

C’est pas parce que tu t’envoies en l’air avec n’importe qui, tu souris comme une imbecile pour attirer l’attention des hommes,  tu aimes te faire gâter et moi je veux être sur le même pied d’égalité. C’est pas parce que tu aimes les sacs à main et moi les sacs à dos qui fait de moi quelqu’un de différent. C’est pas parce que t’aimes le maquillage et moi non qui fait de moi un butch. On aime tout simplement pas les mêmes choses et pourtant nous sommes toutes des femmes avec tout simplement des attitudes différentes. Qu’y a -t-il d’absurdes si j’aime plus mes bottes,  mes baskets, mes jeans et t-shirts que des robes et des talons? Passer plus de temps devant mon Xbox et avoir que des garçons comme amis. Est-ce un crime?

Toi,  tu mets tes seins en avant pour attirer les mecs,  moi je les défie par mon intelligence. Toi,  tu cherches qu’un travail de bureau,  moi je veux être sur le terrain,  outils à la main sous un soleil de plomb. Tu lui obéis aveuglément,  moi je discute avec lui pour trouver un compromis. Tu as besoin d’un protecteur et un homme pour s’occuper de toi,  moi j’ai besoin d’un partenaire pourqu’on s’aide mutuellement et qui me respecte. C’est pas parce que tu passes trois heures de temps dans la salle de bain pour te préparer et moi 10 minutes me suffisent. Je m’assume en permanence et je me sens épanouie d’être comme je suis.

Si tout ce que tu fais, tu dois avoir l’approbation d’un autre, là t’as un problème de dépendance et pourquoi mon autonomie te fait défaut. Moi, je discute et on trouve à deux la solution…. J’aime ma simplicité car le superflu ne m’a jamais convenu. Les étiquettes comme grosses,  minces, garçons manqué, canons ou laids ne réflètent pas notre nature profonde,  mais uniquement notre apparence. A partir de maintenant je décide de marcher la tête haute puisque dans la vie, il faut oser prendre des risques et faire des changements.

Par Esther .V (Bibi toutan)

“Compassion,  un sentiment fort à cultiver”

Parfois je réfléchis et je dis que la vie est injuste. Oui,  c’est vrai,  elle l’est. Comment une personne peut maltraiter une autre dans le seul but de lui faire valoir sa supériorité économique,  financière et matérielle. Quel est vraiment son objectif? J’ai subi des humiliations dans ma vie et je tiens à ne pas les reproduire sur les autres et toi,  qu’as tu fait de différent dans la vie? Donner à manger,  à boire à une personne et un lieu pour dormir, est-ce une faveur? 

Je connais une jeune fille qui a perdu ses parents,  elle n’avait personne pour prendre soin d’elle et un jour, une tante éloignée lui a demandé de venir habiter avec elle. Au commencement, elle prenait soin de la jeune fille, lui poussait à finir ses études… Mais à chaque écart de cette jeune,  elle n’hésitait pas à lui rappeler qu’elle est une moins que rien et que c’est grâce à elle qu’elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Si c’était votre propre enfant qui se trouvait dans cette situation d’humiliation quotidienne, quelle serait votre réaction?

Je ne sais pas comment un humain peut reprocher à un tel point un autre. Pourquoi tant de haines, de maltraitances dans la vie? Nous respirons le même air,  faits de chairs et d’os et lorsque nous mourrons nous irons tous sous terre… Pourquoi cette supériorité farfelue? Tout change autour de nous, si je mens,  vous n’avez qu’à regarder le monde actuellement. Un virus nous défie et malgré tout ça nous continuerons à agir comme des imbéciles. La vie est drôle parfois et nous devons apprendre à tolérer les autres quelques soient leur situation.

Il faut faire preuve de compassion, être capable d’aider sans attendre rien en retour et éviter de rappeler ou raconter à tout bout de champs ce qu’on a fait pour une tierce personne. Si on ne peut pas développer ce sentiment d’être le bienfaiteur inconnu,  d’être prêt à aider des gens dans le besoin sans pour autant le crier partout,  là on peut dire qu’une personne est humble.

Je n’aime pas mettre quelqu’un dans l’embarras si je lui tend la main. Je pourrai mourir de faim et donner le peu de ce que je possède à quelqu’un… Je ne sais pas si je suis la seule,  je préfère voir les autres heureux plutôt que moi. La façon dont j’aimerais qu’on me traite alors je fais de même pour celui qui est en face de moi ou qui vit avec moi. Être capable de considérer l’autre comme soi-même. Si on veut être aimer inconditionnellement alors réflètes-en sur d’autre.

Si je veux que mon partenaire me traite comme une reine alors je lui offre tout ça sans attendre rien en retour. Si on donne des vêtements,  de l’argent ou un travail à quelqu’un,  ton entourage n’aurait pas besoin d’être au courant. Fais preuve de modestie et apprends à protéger l’autre. Pourquoi aider quelqu’un en lui rappelant constamment ce qu’on a fait pour lui. Ça c’est de la vanité. Pourquoi reprocher à quelqu’un ce qu’on a fait pour lui… Quel genre de personnes, êtes vous réellement?

Je prends le soin de parler de compassion dans ce texte mais le fait de penser qu’on aide une personne en lui donnant à manger avec reproche,  lui offrir un toit tout en la considérant comme une moins que rien, elle perd son libre arbitre et ne peut pas vivre comme bon lui semble,  là il n’y a pas un zeste de compassion. On considère un étranger beaucoup plus que celui qui te rend service, lui lancer tous les mots blessants existants si cette personne se rebelle. 

Quelqu’un a écrit qu’une parole, un geste et même une pensée empreints de compassion peuvent atténuer une souffrance. Une seule parole peut changer le cours de toute une vie lorsqu’elle est enrobée de compassion. Elle redonne confiance, balaie le doute et donne des ailes vers un nouvel objectif. Oui,  c’est une vérité… Si on a tendance à humilier une personne vivant avec soi c’est le moment de changer d’attitude et de regarder le monde d’un oeil nouveau. Tout le monde a besoin d’amour même la petite orpheline qu’on maltraite et ne respecte pas. 

Esther  V. (Bibi toutan)

“Tristesse,  une émotion à maîtriser”

Dans la vie,  faire des choix est un problème difficile car parfois on a tendance à choisir ceux qui nous rendent triste et malheureux. La tristesse nous envahit,  on oublie qui on est à force de vouloir faire plaisir à l’autre. Je ne sais pas pourquoi ce mot a été inventé mais je ressens souvent ce sentiment. Il y a différentes façons de ressentir la tristesse: en amour,  au travail et dans la vie. La  tristesse est une émotion qui traduit une douleur émotionnelle associée ou caractérisée par le désespoir,  l’impuissance,  la déception,  le chagrin et peut se manifester par des pleurs ou une perte d’appétit.

Être triste n’est pas anodin,  c’est une façon de montrer sa peine, sa mélancolie, son chagrin ou son affliction. Je connais des gens qui souffrent quotidiennement par les difficultés de la vie,  ils sont maltraités,  déçus et découragés. La tristesse les envahit de la tête au pied et n’ont jamais eu un instant de joie passagère. Malgré leur sourire forcé,  on peut entrevoir leur tristesse. On essaie de cacher nos chagrins aux autres,  parfois on y arrive mais au bout de la ligne tout devient transparent.

Je suis humiliée,  blessée par la vie… Mes déceptions sont profondes. Chaque jour je ressens le poids du monde sur moi,  je n’arrive même pas à comprendre pourquoi je souffre autant. Qu’ai-je fait? Pas de réponses. Comme a dit Sue “mes secrets les plus enfouis sont terrifiants. Ils sont de tels poches de tristesse figées qui ne cessent de s’accumuler”. Parfois je tape dans les murs,  je crie jusqu’à avoir les mains en sang parce que d’après moi la douleur physique est moins intense que celle émotionnelle. C’est dur d’avoir mal intérieurement,  c’est insuportable,  ça fait tellement mal qu’on perd souvent pied.

Quelque soit le chagrin ressentit en amour,  après la perte de quelqu’un ou par la vie,  tout se ressemble,  il n’y a pas de différences à ce qu’on ressent vraiment. Tout devient noir,  on perd l’appétit,  le soleil ne brille plus, on a plus de sensation… Même le chant des oiseaux nous fait pleurer. Je suis toujours triste, je ne vis plus depuis un long moment,  je sens un vide au fond de moi que je n’arrive pas à combler. Je me demande si je suis maudite. C’est cruel de se sentir déçu souvent par des gens qui disent vous aimer,  qu’ils seront toujours présents dans ta vie. La déception est cruellement grande. 

Lorsque j’ai rencontré Stacy,  nous avions pris un moment pour discuter de certaines choses… Elle a prononcé cette phrase: “je me sens dans un trou noir”,  je la regardais passer avec une telle tristesse. Ensuite je me suis rendue à la cafétéria, j’ai pris une tasse de café,  assise au bord d’une table et je me demande pourquoi un docteur est aussi bouleversé. Elle entra à son tour,  commanda une bouteille d’eau et s’asseoit à ma table et elle m’a salué… Puis elle m’a posé une question: Est-ce que je suis la seule à ressentir autant de tristesse au fond de moi?  Je lui ai regardé et j’ai répondu non,  t’es pas la seule,  moi,  mon quotidien est couronné de chagrins. Le docteur me raconta que son patient vient de mourir pendant une opération,  un homme qui avait toute la vie devant lui,  éventré par un autre pour un plat de fritures. Dis-t-elle, nous ne sommes rien.

Elle a raison,  nous ne représentons rien dan ce vaste univers,  nous sommes comme des atomes. On continua à parler et elle m’a raconté l’histoire de sa vie et m’a remercié d’avoir été présente pour l’écouter. Deux inconnues dans un hôpital partageant leur tristesse tout en se demandant pourquoi ce sentiment émotionnel bouleverse leur vie à ce point. La douleur peut être violente et impensable c’est comme si la vie est morte,  on perd notre lumière, notre sève et notre confiance. La tristesse peut même détruire notre vitalité, on a plus d’emprise sur rien et on meurt à petit feu.

La tristesse fait partie de notre vie mais on doit pas la laisser prendre le dessus sur nous. Être déçu ne veut pas dire que tout soit terminé,  il y a toujours une autre issue,  il suffit de reprendre le contrôle. C’est vrai,  quelqu’un vous a blessé mais il y a d’autres personnes (familles ou parfois des amis) qui seront toujours là pour vous épauler,  supporter et vous aider à tout surmonter. Comme l’a écrit Shakespeare ” l’esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l’amitié le console”.

Je vous dis aujourd’hui que tout a une fin,  ne vous laissez pas décourager par la tristesse,  soyez fort! Docteur Stacy tu trouveras quelqu’un qui t’aimera pour qui tu es et non pour ton titre et ton compte en banque. C’est dur de passer 6 ans avec une personne et découvre qu’elle ne voulait que de ton argent. Ça pourrait te détruire, mais je sais que t’es plus forte et tu peux surmonter cette difficulté. Les cicatrices montrent par où on est passé mais elles ne dictent pas où on va. H.G Wells a dit que “l’affliction vient à nous,  non pas pour nous rendre triste,  mais pour nous apaiser,  non pas pour nous blesser mais pour nous assagir”. Ce sentiment fait bien partie de notre vie et c’est à nous de le combattre.

Par Esther V. (Bibi toutan)

“Bonheur: sentiment puissant mais, humain”

Le bonheur n’est pas seulement avoir une relation ou se marier, fonder un foyer, un gros compte en banque. Avoir une raison pour rentrer chaque jour à la maison. Être capable d’aimer sans aucune raison douteuse, être soi-même dans un environnement stable. C’est à nous de créer notre propre bonheur. Le bonheur correspond à la prise de conscience du bien-être et de ses manifestations. Les études scientifiques ont montré que chacun peut l’atteindre en le « cultivant » régulièrement.

Le mot bonheur peut avoir plusieurs significations pour certains, mais je peux dire que le bonheur peut se manifester entre differentes personnes rencontrées au hasard et qui se lient d’amitié. On se sent à son aise, heureux et plus en paix, là notre environnement extérieur s’est nettement amélioré. le bonheur n’est pas seulement une question de savoir c’est aussi une question de pratique, voire d’entraînement régulier.

On peut posséder la richesse, avoir une famille parfaite et on recherche toujours le bonheur. Si on n’éprouve pas un sentiment de plénitude et de sérénité il n’y a pas de bonheur. Par exemple, la famille n’est pas une question de sang mais, être en harmonie avec des personnes qui vous rendent confortable et heureux. Selon Charles Nodier “le vrai bonheur est dans le calme de l’esprit et du coeur”.

Je n’ai jamais su parler de bonheur, j’ai beau cherché des personnes avec qui je me sentirais moi-même, avoir ce sentiment de sérénité et de plénitude mais, rien ne marche. Alors je me suis posée cette question c’est quoi le bonheur pour moi? Parfois on se cogne la tête pour trouver une réponse à une question et bien, laissez moi vous dire que le plus souvent la réponse n’existe pas tout simplement. Je ne vais pas vous mentir en écrivant des paroles farfelues, mais, je veux partager mes idées avec vous.

Le bonheur n’est pas forcément une relation sentimentale, oui ça peut avoir la définition pour certains et pour d’autres ce sont des amis ou la solitude. Vous vous demandez pourquoi je dis la solitude, je vais vous expliquer. A cause de l’hypocrisie des gens et par mes expériences dans la vie, je crois qu’être seule dans ma chambre avec mon laptop, mes livres et mes jeux vidéos me suffisent et me comblent de bonheur. Je ne m’attache pas trop aux gens car ils mentent le plus souvent de ce qu’ils ressentent réellement.

On m’a tellement déçu en amour et en amitié, je ne fais plus confiance à personne. Mais, ça veut pas dire que je ne pourrais pas offrir mon amour à quelqu’un mais je sais acant tout ce qu’est le bonheur pour moi car je le vis quotidiennement et je me sens bien. Comme disait Jean Jacques Rousseau “tout homme veut être heureux; mais pour parvenir à l’être, il faudrait commencer par savoir ce que c’est le bonheur”. Pour vous, c’est quoi le bonheur?

Comme l’écrivait Camus : « Ce n’est plus d’être heureux que je souhaite maintenant, mais seulement d’être conscient. » L’existence peut apporter du bien-être : avoir de quoi manger, dormir, se vêtir, s’occuper, avoir des proches, des amis, vivre en démocratie, etc. Mais c’est prendre conscience de toutes ces chances qui conduit au bonheur, un sentiment bien plus puissant et spécifiquement humain, selon un psychologue.

Si on cherche on peut trouver plusieurs significations sur le mot ” Bonheur” mais je veux que vous vous dites ce que représente ce mot pour vous. C’est dificile et même rare de voir 6 ou 8 personnes qui ne partagent aucun lien de sang qui arrivent à vivre dans le bonheur et supportent les uns, les autres. De même, deux êtres amoureux peuvent vivre un bonheur relationnel. Si on arrive à trouver le sens de ce mot, alors on peut le vivre sans hésitation. Le bonheur, ce n’est pas regretter ou espérer, mais savourer. Comme le dit l’adage le bonheur n’est pas un but mais un chemin. Et ce chemin, on doit le construire jour après jour.

Par Esther V. (Bibi toutan)

“Mise à nu”

Déshabiller, baiser, copuler, faire l’amour… J’ai pas mal entendu ces verbes et j’ai jamais pris le plaisir de savourer chacun d’eux avec quelqu’un et me soumettre totalement à son emprise. Comment se laisser dominer par l’autre et ressentir l’extase jusqu’à en perdre le souffle au moment de la folie charnelle. Mon intention n’est autre qu’être soumise totalement à mon autre moitié, retrouver la sensation unique de la baise. Etre “mise à nu”.

Désirs, passions, tendresses, caresses, tout ressentir pendant la baise, offrir tout son corps à un acte incontrolable en observant ébahi par la multitude d’émotions, de sentiments qui nous traversent… On devient impuissant face à cette faiblesse sensuelle qui engloutit nos deux corps. Mains attachées à la tête du lit, pieds liés mais écartés, allongé immobile, laissant quelqu’un décider de notre sort tout en recevant délicatement la passion corporelle. Position Munition, Nirvana ou basic Instinct, Etoile, Sphynx, demi-retourné, en l’air, je veux la totale.

Dominer… Oui, ce verbe me domine. (Rire), je fais beaucoup de recherches pour apprendre sur ce verbe lorqu’on fait l’amour en acceptant d’être complètement soumise… Se laisser dominer par l’autre, s’adonner à lui sans retenu, avoir une confiance aveugle à son partenaire pendant la copulation. Pour une fois, laisser la chance à l’autre de me chevaucher catégoriquement. Difficile à penser, à digérer et pourtant cette envie me fascine. Mise à nu n’est pas anodin, l’expérience pourrait être appétissante.

Assise devant la télé en regardant une deuxième fois “6 Underground” de Michael Bay avec Ryan Reynolds et d’autres acteurs bien connus… J’ai jamais aimé cet acteur et malgré mes critiques sur le film, j’ai pris le temps de le regarder une fois encore. Soudain, mon téléphone vibre et me prévient qu’un message vient d’être déposé… Je me pose la question “Qui pourrait bien me déranger en ce moment”… Effleurement de l’écran, touche” Whatsapp”, mon corps a perçu la puissance érotique des mots avant mon cerveau : J’ai envie de toi.

Des images envahissent mon esprit rapidement, mon corps frissonnait sous la puissance de cette phrase qui m’immobilise sur le canapé comme si on m’a prit en flagrant délit. Je ne savais quoi répondre, mes mains tremblaient de désirs… Plusieurs réponses remplissent mes pensées: “Dis-moi, dis-moi comment tu as envie de moi, dis ce que tu veux faire, raconte-moi ce que tu me fais”. Aurais-je le cran de l’appeler ou de lui répondre? C’est la question à 10 millions de dollars.

Je veux me laisser prendre, m’attacher au lit et faire toutes les choses inavouables du plaisir sexuel… Mais je continue à réfléchir car je voulais une chose bien précise. Être mise à nue où la peau de nos corps scintille jusqu’à l’extase infini. Se sentir impuissant de son charme et du plaisir charnel pendant toute une nuit tout en laissant déchainer sa pulsion animale.

Pénetrer chez moi comme un voleur, m’observer sous la douche, m’attacher au lit, bander mes yeux avec un foulard en soie et faire de moi son esclave sexuel. Sentir son artifice me pénétrer jusqu’aux entrailles, son poids sur mon corps, ses mains mouillés m’étranglant littéralement à l’éjaculation mutuelle. A chaque round, le sexe devient plus bestial, m’embrasser langoureusement comme si c’était la dernière fois et m’apprivoiser comme un animal domestique.

Faire augmenter la chaleur de nos corps dans la chambre, me démonter pièce par pièce comme un mécanicien reparant une voiture, délectant chaque parcelle de mon corps comme un yaourt glacé, suçant les différentes parties de mon corps comme on suce un os pour enlever la moëlle. Me faire vivre la passion, déclencher mon orage hormonal, m’adonner sans retenue, sans ombre et sans doute tout au long d’une nuit sans sommeil. Toutes ces douces propositions me laissent sans voix, puis-je être capable de lui dicter mes sales désirs? J’ai hésité à répondre mais la sensation que j’ai ressenti en pensant à ces actes augmentent mon envie.

Vouloir entendre sa voix me sursurrer des choses insensées à l’oreille, oui des paroles que seul un amant peut dire. Pour emballer mon coeur, des mots tendres ou franchement crus murmurrés au creux de l’oreille ou criés au moment de l’orgasme. S’aventurer sur le chemin de l’érotisme imaginatif, annoncer ébats avant de passer à l’acte, surprendre l’autre. Je veux me redécouvrir, incendier la couette et savourer bestialement une autre facette de l’amour.

Provoquer l’autre sur son terrain, oui je le veux bien. Alors à quoi bon avoir toutes ces idées et ne pas les mettre en pratique. Alors j’ai répondu ” moi aussi, j’ai envie de toi”… Et Rien n’a été conclu car le Corona virus continue de mettre une distance insoutenable entre nous. En gardant l’espoir qu’après ce confinement, ces désirs deviendront réels et nous savourons avec fougue cette passion qui nous unit durant une semaine de retrouvailles torrides.

Par Esther V. (Bibi toutan)

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